Si Ali Douffi était intellectuellement honnête et loyal envers le travail collectif que nous avons mené pendant six ans au sein de Faire Respirer Lille, il agirait autrement.
Il n’oublierait pas de rappeler combien de fois, au fil des années, il a menacé de changer de camp, de démissionner ou de communiquer seul dès qu’un désaccord surgissait ou qu’un argument ne lui convenait pas.
Il n’oublierait pas de dire qu’il a refusé à plusieurs reprises d’être suppléant aux législatives, qu’il a refusé de soutenir des collègues candidats investis dès lors que lui ne l’était pas et que la place proposée ne correspondait pas à ce qu’il estimait mériter.
Il n’oublierait pas d’assumer les épisodes répétés de déloyauté consistant à dénigrer publiquement ses propres collègues, ni son absence d’investissement dans le travail collectif, le terrain et les groupes programmatiques, qui l’a progressivement isolé de l’équipe.
Il n’oublierait pas non plus que la véritable raison de son départ tient au fait qu’une sixième place sur notre liste pour Lille 2026 lui a été proposée et qu’elle ne correspondait pas à ses attentes personnelles.
Il n’oublierait pas de rappeler que je l’ai choisi en 2020 comme numéro deux sur une ligne politique claire, qui n’a jamais varié : jamais d’alliance avec Le RN, jamais d’alliance avec LFI mais le respect de tous les électeurs. Prétendre le contraire en relayant des rumeurs ou des « indiscrétions » revient à entretenir la désinformation et à abîmer le débat démocratique local.
Lorsque l’on agit par ego, par calcul individuel et par rapport de force, on finit par tout perdre. Ali Douffi consacre aujourd’hui plus d’énergie à tenter de salir notre collectif qu’il n’en a consacré, en six ans, à agir au service des Lillois.
Jamais je ne me suis laissé impressionner par ce type de comportement. Et jamais, à Faire Respirer Lille, nos choix ne seront dictés par la pression ou l’intimidation.
