Lille manque de nature

Lille manque de nature. Avec moins de 20 m² d’espaces verts réellement accessibles par habitant, notre ville se situe parmi les dernières grandes métropoles françaises, très loin de la moyenne nationale de 51 m². En réalité, l’accès à la nature du quotidien reste insuffisant pour des milliers de Lilloises et de Lillois. Dans une ville dense, populaire et étudiante, ce déficit n’est pas anecdotique : il pèse sur la santé, le cadre de vie et l’attractivité, notamment pour les plus fragiles. Il est temps de changer d’échelle et de vision.

Une vision claire pour l’urbanisme lillois

Face au dérèglement climatique, à la densification urbaine et aux fractures sociales, Lille doit changer de logiciel. L’urbanisme du XXIᵉ siècle ne peut plus opposer nature et logement, écologie et développement, qualité de vie et attractivité économique. Je porte une écologie positive, pragmatique et populaire, fondée sur trois principes structurants :
la trame verte, pour faire respirer la ville ;
la trame bleue, pour renouer avec l’eau ;
la trame noire, pour préserver les équilibres naturels et la biodiversité la nuit
L’écologie n’est pas un slogan : c’est une nécessité, au même titre que les transports, le logement ou la sécurité.

Saint-Sauveur : vingt ans d’hésitations, un choix à faire

Depuis vingt ans, la municipalité socialiste et écologiste a multiplié les projets fragmentés, sans vision d’ensemble, et laissé s’enliser des sites stratégiques majeurs. Le plus emblématique est celui de Saint-Sauveur, devenu le symbole de leurs hésitations collectives. Cette friche de 20 hectares, en plein cœur de Lille, cristallise toutes les tensions et concentre tous les échecs :
– un échec urbain,
– un échec social,
– un échec en matière de sécurité,
– et évidemment un échec écologique.

Aujourd’hui, sur le site St Sauveur, la mairie additionne les projets sans cap clair : une salle de sport, un parc partiel de 4,8 hectares, fermé, des annonces de logements, de bureaux ou d’équipements dont la cohérence d’ensemble reste floue. Saint-Sauveur avance lentement, par petits morceaux, sans vision globale.

ARBORIA : un choix clair, un projet fondateur pour la nature en ville

J’annonce que le site de Saint-Sauveur sera intégralement transformé en un grand bioparc métropolitain. Arboria sera une grande forêt urbaine, éducative et populaire, ouverte à tous, gratuite, accessible, et pleinement intégrée à la ville. Arboria, c’est :
– une forêt urbaine de 10 000 arbres, favorisant la biodiversité et la résilience climatique ;
– un parc de la biodiversité, respectueux du vivant ;
– un pôle éducatif et scientifique avec un Pavillon du vivant à énergie positive ;
– des chemins sensoriels, des espaces de détente et des parcours pédagogiques accessibles à tous ;
– un grand parc de loisirs gratuits, ancré dans la culture et l’éducation populaire.

Arboria n’est pas un parc de plus. C’est un poumon vert métropolitain, un lieu de respiration, de transmission et de bien-être, au cœur de Lille.

Notre programme pour 2026 : le verdissement dans tous les quartiers

Arboria est au cœur d’une ambition plus large : faire entrer la nature partout dans la ville, dans chaque quartier et dans le quotidien des habitants.
Cette ambition se traduira concrètement par :
– la création de 50 véritables “places de village” arborées, dotées de fontaines et accessibles dans chaque quartier ;
– la remise en eau de l’avenue du Peuple Belge, avec un miroir d’eau et un parc paysager dès 2026, et une remise en eau complète à l’horizon 2040 grâce à la mobilisation de fonds européens ;
– le développement de bioparcs et de forêts urbaines ;
– la plantation d’un arbre à chaque naissance, soit environ 3 000 arbres par an ;
– la création de rues-jardins et de jardins familiaux dans tous les quartiers ;
– le déploiement de toitures et façades végétalisées, avec un permis de végétaliser élargi ;
– l’installation de fontaines d’eau potable dans chaque parc et square ;
– la création de 30 toilettes publiques et de caniparcs dédiés.