Chers Lilloises et Lillois,
Chers Hellemmoises et Hellemmois, Chers Lommoises et Lommois,

Je suis candidate pour devenir Maire de Lille. Votre Maire. Présidente du groupe municipal Faire Respirer Lille, députée du Nord, j’agis pour Lille et sa métropole chaque jour, au service de l’intérêt général, en portant la voix des habitants. Lille est ma ville. Je l’aime profondément. Et précisément pour cette raison, mon ambition est de construire une ville plus sûre, plus dynamique et plus solidaire. Pour y parvenir, avec mon équipe, nous travaillons sur trois priorités – la sécurité, l’attractivité et la santé.

Car aujourd’hui, une réalité s’impose : Lille n’est plus une ville où l’on se sent en sécurité partout, tout le temps. En 2025, notre ville figure parmi les trois villes les plus dangereuses de France, rapporté au nombre d’habitants. Et beaucoup d’entre vous me le disent : vous n’osez plus rentrer seul le soir ou passer par certaines rues. Vous vous inquiétez pour vos proches. Ces difficultés quotidiennes sont bien réelles : agressions et incivilités fréquentes, cambriolages, trafics de drogue visibles, mendicité agressive, rodéos, nuisances nocturnes, sentiment d’abandon dans certains quartiers, et trop souvent, l’impression que plus personne n’assume l’autorité publique.

La sécurité est une politique publique concrète, qui exige des moyens, une présence humaine, une organisation claire et du courage politique. Pendant des années, la majorité sortante a expliqué que ce n’était « pas une compétence municipale », que le problème était exagéré, que le ressenti des habitants était parfois excessif. Le déni n’a jamais protégé personne. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : Lille compte environ 170 policiers municipaux, là où une ville de notre taille devrait en avoir au moins 250. Nous disposons de moins de 200 caméras de vidéoprotection sur l’espace public, quand d’autres grandes villes en ont plusieurs milliers. Nos policiers municipaux ne sont pas armés. Cette politique du refus et de l’attentisme a créé un fossé durable entre la mairie et les habitants. Je ne m’y résous pas.

Candidate à la mairie de Lille en 2026, je mets la sécurité du quotidien au cœur de mon programme. Vivre en sécurité, ce n’est pas un luxe. C’est un droit fondamental. Cela suppose des décisions claires :

  • Recruter 100 agents de police municipale et créer des brigades mobiles, présentes notamment les soirs et week-ends et sur les zones tendues comme Masséna-Solférino.
  • Armer les policiers municipaux, pour protéger celles et ceux qui nous protègent.
  • Mailler toute la ville en vidéoprotection, avec un plan pluriannuel ambitieux visant 2 000 caméras à l’horizon 2035, pour prévenir et réduire les faits de délinquance, identifier les auteurs, et fournir des éléments de preuve utiles à la justice.
  • Lancer un plan de prévention des conduites à risque, notamment contre l’usage du protoxyde d’azote sensibilisant aux dangers sanitaires et aux risques mortels au volant.
  • Mettre en œuvre un plan de sécurité routière pour apaiser la circulation et installer des radars municipaux dans les rues les plus accidentogènes.
  • Agir fermement contre la mendicité agressive et la mendicité infantile.
  • Enfin, garantir à Lille un suivi transparent et public des faits de délinquance.

Je veux qu’à Lille, Hellemmes, Lomme, vous puissiez rentrer chez vous sans regarder derrière votre épaule ou avoir peur pour vos enfants.

Ces mesures ne sont pas un empilement d’outils, elles ont fait leurs preuves dans d’autres villes. Elles s’inscrivent dans un grand projet structurant : au sein de l’ancienne Cité administrative au cœur de Lille, je créerai l’Hôtel FRANCE, Centre de Sécurité Urbaine, opérationnel 24h/24, capable de piloter en temps réel la police nationale et municipale, la vidéoprotection, la gestion des événements, la régulation de la vie nocturne et la coordination avec les pompiers, le SAMU, les forces de l’ordre et les services de l’État. Il permettra de décider plus vite, de projeter rapidement les équipes d’intervention et de vous protéger mieux en cas de crise, sécuritaire, sanitaire ou environnementale.

La sécurité ne se décrète pas. C’est la première des libertés. Elle s’organise, se pilote et s’assume. Parce qu’à Lille, vivre en sécurité ne doit plus être une exception, mais la règle. Parce qu’à Lille vivre en sécurité ne doit pas être un privilège mais un droit, je m’engage pour vous.

Amicalement