Depuis plusieurs jours, de nombreux Lillois m’alertent avec inquiétude. Poubelles qui débordent, rats visibles, problèmes d’hygiène : dans plusieurs quartiers, la situation devient préoccupante.
Le découpage de la collecte des déchets, mis en place en 2022, montre aujourd’hui ses limites. La grève chez Deverra, l’un des deux prestataires de la MEL intervenant sur la moitié de Lille, a un effet immédiat et visible : une ville coupée en deux. Le centre-ville est collecté, tandis que des quartiers entiers subissent l’accumulation des déchets.
Cette crise révèle un problème plus profond : la délégation totale de la politique de propreté à la MEL a conduit à une organisation rigide, fragmentée, incapable de garantir l’égalité entre les quartiers en période de crise. Le respect des salariés est essentiel, et j’espère une issue rapide aux négociations.
Dans l’urgence, je salue l’engagement exemplaire des agents municipaux. La propreté est une politique publique à part entière : elle doit être cohérente, équitable et capable de tenir, même en temps de crise.
Retrouvez l’article sur la Voix du Nord.